Allons plus loin !

Comprendre les enjeux de demain, la croissance verte, le dérèglement climatique, mesurer notre bilan carbone…

 

Commençons par le climat ?

 

Le climat c’est l’étude de grandes zones géographiques, comme des pays ou des continents, sur de longues périodes

alors que la météo c’est l’évolution locale de l’atmosphère sur quelques jours. 

Le climat intègre les océans, les glaces polaires, les volcans,  la dérive des continents, la végétation… et l‘Humain.

Cet ensemble est  lié par un système d’engrenages complexes qu’il serait difficile de décrire ici.

Toute action sur une des composantes peut avoir des répercussions sur toutes les autres.

 

Les énergies ?

On parle de sources d’énergie ou d’« énergie primaire », ce qui correspond à ce qu’on trouve directement dans la nature. On ne trouve pas l’électricité ou l’essence sur ce graphique car il n’existe pas de gisements d’électricité ou d’essence dans la nature. L’électricité ou l’essence sont des formes d’énergie utilisées par le consommateur, on les appelle des énergies finales.

Combien en consomme-t-on ?

Le pétrole est la principale source d’énergie utilisée actuellement. Il est essentiellement utilisé pour le transport car il est liquide et très facile à transporter.

Le charbon représente 1/4 de la consommation. Il est principalement utilisé pour la production d’électricité.

Le gaz pèse pour 1/5 des consommations mondiales. Il sert majoritairement à se chauffer et est également utilisé pour produire de l’électricité.

A elles seules, les énergies fossiles que sont le pétrole, le gaz et le charbon représentent plus de 80% de l’énergie consommée par toute l’humanité. 

Le bois est utilisé depuis longtemps mais ne représente que 9% de la consommation mondiale.

Le nucléaire compte pour 5% des consommations.

Les énergies renouvelables (la géothermie, le solaire ou l’éolien) sont en plein développement mais ne comptent que pour 1% des sources d’énergie consommées dans le monde.

Aujourd’hui le monde repose en grande partie sur les énergies fossiles. Sur ce graphique on voit qu’à chaque fois qu’on a découvert une nouvelle sorte d’énergie, celle-ci n’a pas remplacé une ancienne source d’énergie mais est venue se superposer à toutes les autres ! On consomme ainsi de plus en plus d’énergie.

Tous nos gestes et nos objets du quotidien dépendent de l’énergie que nous consommons !

Toutes les sources d’énergie ne se valent pas. Certaines sont plus pratiques, moins chères ou moins polluantes que d’autres !

La croissance verte

La croissance verte est l’art de continuer le développement économique tout en préservant nos ressources naturelles indispensables à ce propre développement, mais est-ce possible ?

L’objectif est de trouver un compromis entre le développement durable et une progression économique constante.

 

Le Bilan Carbone

Le Bilan Carbone permet de comptabiliser les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre (GES), selon une méthode dont les règles sont publiques et officiellement reconnues. Toute entreprise, administration, collectivité, ou même personne à titre individuel, peut ainsi établir une comptabilité carbone de ses activités.

En fait, les 3 principaux secteurs sur lesquels on doit fournir le plus gros des efforts sont l’alimentation, les transports et le chauffage du logement !

Les petits éco-gestes (comme éteindre la lumière ou la multiprise) sont déjà une bonne base pour s’éduquer et commencer à changer ses habitudes au quotidien, mais n’ont que très peu d’impact en matière d’émission de GES.

La barre orange représente le fameux Facteur 4 à idéalement ne pas dépasser.

On voit de façon flagrante qu’un trajet quotidien en voiture ou notre alimentation pendant l’année sont pratiquement  au montant total du budget carbone alloué par personne et par an !

 

Calculez votre propre Bilan Carbone :

http://avenirclimatique.org/micmac/index.php

Pour réduire notre empreinte carbone, on peut travailler sur la consommation d’énergie et d’eau de notre logement et sur notre alimentation par exemple commencer par privilégier les fruits et légumes de saison, privilégier les transports en commun ou le vélo pour les déplacements en ville et faire du covoiturage si un déplacement en voiture est vraiment nécessaire… Manger moins de viande mais de meilleure qualité a également un bel impact positif. En effet, l’élevage bovin est l’un des principaux émetteurs de méthane dans l’atmosphère, un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2 !

On peut privilégier l’achat de biens d’occasion ou reconditionnés, ou choisir des produits dont la durée de vie est plus importante.

Viser le facteur 4 dès la première année est ambitieux, commençons par étape.  

Alors combien ?

 

Le changement climatique ?

Les images sont plus parlantes que les mots.

Le réchauffement climatique de 1880 à 2017 en vidéo .

La Nasa vient de publier une vidéo visualisant l’évolution des températures planétaires depuis 1880 – le début des relevés thermométriques – et jusqu’à décembre 2017. Selon l’équipe du Goddard institute for space studies et de l’Université de Columbia (New York) qui analyse ces données de températures, 2017 se situe à 1,1°C au dessus de la moyenne climatique des années 1951 à 1980. Au deuxième rang des années les plus chaudes. La NOAA de son côté la classe en 3ème après 2015 mais l’écart n’est en réalité pas significatif entre 2015 et 2017 et ne provient que des méthodes d’analyse qui diffèrent légèrement entre les deux équipes.

Une nouvelle infographie, basée sur les données de NASA Goddard et Scripps Institution of Oceanography, montre la corrélation entre la hausse moyenne de la température mondiale et l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Depuis la Révolution Industrielle, l’Homme a rejeté énormément de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, principalement sous forme de CO2 en brûlant des combustibles fossiles. Cette augmentation d’effet de serre a ainsi enclenché un réchauffement global de la planète. Ce réchauffement, qui est en cours, a déjà atteint plus d’1°C.

Les activités humaines accélèrent le réchauffement global par 100.

Ce qui craint dans le changement climatique c’est la vitesse du changement bien plus que l’écart de température !

Il est important de limiter autant que possible la hausse de la température pour éviter toute accélération de la machine climatique. On s’accorde généralement pour dire qu’il ne faudrait pas dépasser +2 degrés celcius avant la fin du siècle. Car au delà on prend le risque d’un emballement de la machine climatique.

Le changement climatique est perceptible au niveau de tous les éléments du système Terre.

L’augmentation des températures dérègle le cycle de l’eau entraînant une perturbation des précipitations qui diminuent à certains endroits pour augmenter à d’autres. D’autre part, la fréquence et l’amplitude des événements extrêmes comme les sécheresses, les inondations ou les cyclones augmentent, l’augmentation des températures entraîne progressivement la fonte de l’arctique et des glaciers.

 

Des solutions ?

Oui, nous sommes tous acteur du changement ! 

 

 

La transition est déjà visible dans 4 grands chantiers.

1er chantier, la transition énergétique évidemment : dans ce secteur l’enjeu est triple, diminuer la consommation d’énergie via la sobriété énergétique, améliorer l’efficacité énergétique et décarbonner la production grâce aux énergies renouvelables.

Le 2ème gros chantier se passe au sein du numérique, un formidable outil d’analyse et de partage de données au service des autres transitions. Cependant, il faut rester attentif aux impacts cachés de la transition numérique : les données consomment de l’énergie, les ordinateurs, tablettes et smartphones consomment beaucoup de ressources naturelles… La dématérialisation de l’économie ne signifie pas pour autant une diminution des ressources consommées !

Au sein de la transition sociale et solidaire, le 3ème chantier, des dizaines de courants émergent pour pousser à une consommation plus raisonnée et solidaire. Il faut parfois faire le tri entre les vraies bonnes initiatives et le positionnement marketing, mais toutes les idées ne sont pas à jeter !

Enfin, il va falloir réapprendre à produire une alimentation saine, de saison et de qualité pour être compatible avec la durabilité des écosystèmes. Pour cela la transition agricole mobilisera autant de savoir-faire anciens que de nouvelles technique. L’Agriculture de demain est à inventer.

 

M’engager et changer ?

A travers des ONG, des associations comme Avenir Climatique, consommer responsable et placer notre argent autrement !

Données et graphique d’Avenir Climatique